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L'AMOUR, OUI! MAIS...

Philippe Schneider, de Mann mat der Kamera
La genèse et le tournage de L'amour, oui! mais sont racontés dans le documentaire :

Galeries éviter

Présentation

Fiction/Long métrage

Luxembourg, 1970

Réalisation : Philippe Schneider

Production : Filmstudio Philippe Schneider

  • Durée : 86
  • Version originale : Français
  • Image : couleurs
  • Métrage : 2216 m
  • Format : 35mm (1.37)

Avec Philippe Schneider, Christine Aurel, André Retter, Katia Bagarry, Sylvie Breal

  • Synopsis

    Si l'on voulait absolument tenter de résumer le film, on pourrait dire que c'est l'histoire d'un patron d'hôtel (interprété par Philippe Schneider lui-même!). De temps en temps, il observe les couples dans les chambres ou même les filme. La mort de son fils dans un accident suspect l'amène à vouloir piéger un homme d'affaires important...
  • Equipe technique

  • Tournage

    Luxembourg, début 1969
  • Sortie

    • Première présentation luxembourgeoise : cinéma Marivaux (Luxembourg), 11 septembre 1970
      Sortie à Paris : 31 mai 1973
  • Informations

    • Titres de travail: Martha et l'amour / Les confidences d'un patron d'hôtel
    • Sorti en 1970 sous le titre Love life in Luxembourg
    • Titre en Allemagne: Sekretärinnenreport 2
    Auteur d'un grand nombre de films de commande pour l'Etat et les industries, Philippe Schneider rêvait depuis longtemps de passer au long métrage de fiction. A la fin des années 60, il a pu enfin passer à l'acte mais le résultat ne fut sans doute pas à la hauteur de ce que lui-même et le public luxembourgeois pouvaient en attendre.

    Schneider dut payer le film de sa poche et, probablement pour réduire le risque financier, décida de se rallier à un genre commercial très en vogue à l'époque. Présenté par son auteur comme le premier et seul long métrage entièrement tourné au Luxembourg, L'amour, oui! Mais... n'en est ainsi pas moins un film érotique de troisième zone. Très vaguement adapté de l'opérette Martha de Friedrich von Flotow, il se démarque par l'incohérence totale du scénario , le (très!) médiocre jeu des acteurs, des décors hideux, une caméra et un montage proprement exécrables. Cet échec est d'autant plus regrettable qu'il fut non seulement celui du seul réalisateur professionnel luxembourgeois de l'époque qui avait fait preuve d'un certain savoir-faire dans ses courts métrages documentaires, mais aussi parce que ce cinéaste s'était entièrement investi dans ce film et l'avait financé lui-même.

    En mai 1978, le Républicain Lorrain revenait sur le film en ces termes : Le 11 septembre 1972 (sic), pour la première fois dans l'histoire, un cinéma affichait un programme complet 100% luxembourgeois. En 8 jours, 5.000 entrées étaient dénombrées aux caisses. Mais à l'époque, la presse luxembourgeoise spécialisée, qui avait vu le film, expurgé de certaines séquences jugées alors trop osées, n'avait pas été tendre pour son producteur Philippe Schneider.
    A l'époque, le scénario, dont une partie avait été supprimée, n'eut pas l'heur de plaire. Philippe Schneider s'en explique: « Tout le monde a vu le film, mais avec des préjugés. Et comme nul n'est prophète en son pays, le film a connu, durant 6 ans, un succès certain à l'étranger. Vendu dans le monde entier par Paris Interproduction, il est, et ce n'est qu'un exemple, passé dans 3.000 salles de cinéma en France
    . »

    Le film est effectivement sorti à Paris le 31 mai 1973. Le Pariscope l'annonçait comme un film terriblement érotique et envoûtant ! Il a également été programmé en République fédérale allemande, dans une version probablement remaniée. L'encyclopédie allemande Lexikon des Internationalen Films (CD-ROM), n'indique qu'une durée de 72 minutes et présente une liste d'interprètes pour le moins étonnante : Regina Peters, Barbara Holm, Carsten Peters, Brigitte Helms ! Il se peut que de nouvelles parties tournées en allemand aient été intégrées au film pour la sortie allemande.

    D'après l'article du Républicain Lorrain, le film aurait été montré une nouvelle fois à la presse luxembourgeoise en 1978, en version 'complète', cette fois-ci. Philippe Schneider aurait précisé que ce film n'est pas une histoire inventée, mais la vie sexuelle vécue et observée par Philippe, patron d'un hôtel. Le film aurait aussi une morale: Sexe, amour, argent et sentiments se mêlent alors dans une histoire qui est, d'après le producteur, celle de tous les jours. Un film qui tente de prouver, entre autres, que le mariage n'est pas une fin, mais un commencement, et dans lequel Philippe, le héros principal, abandonne sa profession d'hôtelier et se lance dans la réalisation de films sexy, afin de communiquer aux amoureux le bien le plus précieux qui soit donné à l'homme, l'harmonie des coeurs et des corps. Le film, conclut le Républicain, se termine par un ballet beau et intime dans lequel tous les gestes des deux acteurs deviennent passion harmonieuse et flammes qui provoquent la fusion totale qui conduit au bonheur absolu.

    Le Centre national de l'audiovisuel ne possède qu'une seule copie du film qui porte le titre L'amour, oui ! Mais et semblerait être la version 'complète' de 1978.

    Selon la Revue (Von Flotow's Oper zu Philippe Schneider's Film « Martha », no. 2/1969), une partie des acteurs (Roland Lessafre et Robert Lombard, ce dernier n'étant pas mentionné au générique de L'amour, oui! Mais...) auraient également joué dans le film érotique français Les traquenards dont Schneider semble avoir été le producteur associé. Toujours selon ce magazine, Jean-François Davy, l'auteur des Traquenards, aurait collaboré à la réalisation de L'amour, oui! Mais...! .Y auraient également participés un certain Roger Fellouis en tant que directeur de la photo et Josy Greisen comme décorateur. Aucun d'eux n'apparaît au générique du film de Schneider! L'article a été écrit alors que le film était en tournage. Le résumé que fait alors le magazine de l'histoire ne correspond qu'en partie au film achevé. Toujours d'après la Revue, Jacques Navadic, présentateur RTL bien connu des spectateurs luxembourgeois, aurait également participé au tournage dans le rôle d'un commissaire de police!

    Roland Lessafre a joué dans des films tels que Casque d'Or (Jacques Becker, 1951), Thérèse Raquin (Marcel Carné, 1953) ou Le mur de l'Atlantique (Marcel Camus, 1970). Quant à l'assistant opérateur Philippe Rousselot, il est aujourd'hui un des très grands directeurs de la photographie dans le monde et a notamment collaboré à Dangerous Liaisons (Stephen Frears, 1988), La reine Margot (Patrice Chéreau, 1994), Interview With the Vampire (Neil Jordan, 1994) ou Charlie and the Cholcolate Factory (Tim Burton, 2005) ! L'assistant réalisateur Frank Apprederis travaille aujourd'hui comme réalisateur à la télévision française.

Générique

  • Interprètes

    • Christine AUREL
    • Katia BAGARRY
    • Charles BERGER
    • Sylvie BREAL
    • Marc COUTANT
    • Marie-Noëlle CRESSET
    • Jean-Michel DHERMAY
    • Heiny FOERSTER
    • Jacques GALLAND
    • Carine JEANTET
    • Roland LESSAFRE
    • Mary-Jane (alias M.J. KARTHEISER)
    • Alexandre MINCER
    • Paul PAVEL
    • André RETTER
    • André ROUYER
    • Philippe SCHNEIDER
    • Sabine SUN
    • Vera VALMONT
    • Renate WOLFLE
    • la voix de Robert DILLIGENT
  • Générique

    • Scénario: Philippe SCHNEIDER
    • librement adapté de l'opéra Martha de Friedrich von FLOTOW
    • Dialogues: Bernard LABAUME
    • Images: Charlet RECORS, Philippe SCHNEIDER, Philippe THEAUDIERE
    • Assistant caméra: Philippe ROUSSELOT
    • 1er assistant réalisateur Franck APPREDERIS
    • Montage: Philippe SCHNEIDER, André RORA
    • Son: Fernand KIRSCH
    • Montage son: Jacques DECERF
    • Musique: Friedrich. von FLOTOW
    • Direction musicale: Jeannot HEINEN
    • Chanteuse: Rita OELSNER
    • Montage musical: Claude AUBERT
    • Décors: Robert LEVY
    • Maquillage: Louis DOR, Chantal CABOUR
    • Photographe de plateau: Pierre BARTZ
    • Scripte: Marie-Jeanne KARTHEISER
    • Coiffures: Studio de Coiffures Justine Wintersdorff
    • Garde-robe: Couture Colisée, Déshabillés Pompadour
    • Preneur de son: Armand MAES
    • Chefs électriciens: Etienne DUTEIL
    • Laboratoires: G.T.C. (Joinville) -Générique: G.T.C. (Joinville)

Réception

  • Luxemburger Wort, 30 janvier 1969
  • Tageblatt, 30 janvier 1969
  • 30 janvier 1969
  • Tageblatt, 10 août 1970
  • Luxemburger Wort, 9 septembre 1970
  • Tageblatt, 9 septembre 1970
  • Pariscope no. 266, 1973
  • Saison cinématographique 1973
  • Républicain Lorrain, mai 1978
  • Lexikon des Internationalen Films, München 1996 (CD-Rom)

Synopsis complet

Si l'on voulait absolument tenter de résumer le film, on pourrait dire que c'est l'histoire d'un patron d'hôtel (interprété par Philippe Schneider lui-même!). De temps en temps, il observe les couples dans les chambres ou même les filme. La mort de son fils dans un accident suspect l'amène à vouloir piéger un homme d'affaires important. Celui-ci cache sa fortune dans le coffre-fort d'une maison où il héberge aussi ses maîtresses. Quand l'homme d'affaires meurt d'une crise cardiaque, sa femme a recours au beau-père d'un de ses employés pour ouvrir le coffre-fort. Le beau-père s'empare de l'argent et le fils de l'homme d'affaires épouse la fille du patron d'hôtel.\nCe ne sont là que quelques péripéties parmi toutes celles vécues par une ribambelle de personnages qui se croisent sans que le spectateur ne sache comment ils sont liés entre eux, ni quel est le but qu'ils poursuivent.