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ÜBER WASSER
Menschen und gelbe Kanister

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  • Utilisation commerciale:

Samsa Film

  • Utilisation privée:

disponible à la Médiathèque du CNA

Galeries éviter

Présentation

Documentaire/Long métrage

Allemagne/Luxembourg, 2007

Réalisation : Udo Maurer

Production : Lotus-Film Gmbh, Samsa Film

  • Durée : 82
  • Version originale : Sans paroles
  • Image : couleurs
  • Métrage : 2320 m
  • Son : sonore

Synopsis

Udo Maurer raconte diverses histoires d'eau à travers le monde : au Bangladesh inondé où la mousson force des paysans à quitter leurs terres ; dans la steppe du Kazakhstan où l’on trouve des villages de pêcheurs entourés de désert ; et dans les bidonvilles surpeuplés de Nairobi où l’eau potable est une marchandise et une source de pouvoir.

Lien

Equipe technique

Sortie

Sortie luxembourgeoise (Ciné Utopia, Luxembourg): 22 juin 2007

Réception

  • Festivals et Prix

    Festival International du Film de La Rochelle 2008

Synopsis complet

Le film est divisé en trois parties, dont chacune est consacrée à une région précise de la terre, où l’eau a une importance particulière pour les hommes. La première traite des paysans de l’île de Chandina au Bangladesh et des difficultés que leur apporte la saison des pluies : dès le mois de juillet, la mousson fait déborder le fleuve et érode la terre au détriment des habitants comme le paysan Sanowar, qui sont incapables de sauver leur récolte de jute. Plusieurs fois par été, ils sont forcés de prendre la fuite devant les inondations : ils démontent leurs cabanes et les déplacent à l’aide de bateaux. Malgré les grandes difficultés qu’ils connaissent, ces nomades de l’eau – voilà comment il faudrait les appeler – gardent un profond respect pour « l’élément humide ».

Des images aussi impressionnantes que troublantes proviennent du Kazakhstan : le recul de la mer d’Aral, jadis la quatrième plus grande mer continentale du monde, a laissé la ville d’Aralsk peuplée de pêcheurs démunis de poissons, ainsi qu’un cimetière de bateaux monumental. Au milieu de ce paysage presque surréaliste, la caméra va à la rencontre d'un vieux capitaine nostalgique de sa vie maritime disparue, des anciennes travailleuses de l’usine de poissons d’Aralsk et d’autres personnes dont l’existence est fortement menacée. Des extraits de films de propagande soviétique, en contraste total avec la réalité morose, font comprendre à quel point l’assèchement du lac a volé toute illusion à ces gens jadis séduits par la promesse d’un avenir glorieux et idyllique.

La troisième partie illustre le sous-titre « Des hommes et des bidons jaunes » : à Kibera (près de Nairobi, capitale du Kenya), le plus grand bidonville d’Afrique, les habitants s’évertuent à transporter de l’eau dans de grands bidons jaunes vers leurs baraques. Ici, l’eau est devenue une marchandise ; elle est synonyme d’argent et de pouvoir dans cet endroit où la pauvreté et la corruption ont créé un climat de peur.

Les histoires, les souvenirs et les témoignages qu’Udo Maurer met en scène sont plus parlants que tout commentaire l’aurait pu être (aussi, le film en est dépourvu) et offrent au spectateur une vision fascinante des rapports entre l'homme et sa ressource la plus précieuse: l'eau.