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MILA TU
Devenir femme maasaï sans l’excision

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Présentation

Documentaire/Long métrage

Luxembourg, 2008

Réalisation : Charlotte Bruneau, Laurène Lepeytre

Production : Samsa Film, Centre national de l'audiovisuel

  • Durée : 52
  • Version originale : Swahili
  • Image : couleurs
  • Son : sonore
  • Synopsis

    En Tanzanie, Mama Seita lutte contre l’excision en tentant de propager un rite alternatif qui respecte à la fois la femme et mila, la tradition. Punie par la loi, l’excision est néanmoins encore largement répandue et condamne les jeunes filles à un triste avenir. Le travail des formateurs et des associations se fait tant au sein des familles qu’auprès des exciseuses. Les mentalités de la société tanzanienne sont-elles en train de changer ?
  • Equipe technique

  • Sortie

    Première: CinéStarlight (Dudelange), 6 février 2008

Générique

  • Production: Anne SCHROEDER
  • Samsa Film
  • Co-production: Viviane THILL, Joy HOFFMANN
  • CNA
  • Prise de vue: Gilles Lepeytre
  • Musique originale: Tom GOEDERT
  • Montage: Paul MAAS
  • Mixage: Philippe MERGEN
  • Etalonnage Mike THILL (BCE)
  • Conseiller: Stéphane CABOCHE Samsa Film
  • CNA
  • La maison des journalistes
  • COSMANIE
  • MAIRIE DE PARIS Remerciements: Mama Seita
  • Famille Uanga
  • Lucy Lucas Laizer
  • Herieth Steve
  • Mama Happy
  • Samsa Film
  • Centre national de l’audiovisuel
  • Cosmanic a.s.b.l.
  • Planning Familial
  • Catherine Chéry
  • Patrick Bissen
  • Catherine Elsen -Royanne Poor-Hang
  • Léonie Trauffer
  • Maison des journalistes
  • Mairie de Paris
  • Association « Aventure du bout du monde »
  • Grace Mesopirr Sicard

Réception

Bibliographie

  • Le Jeudi, 5 février 2009
  • Le Quotidien, 6 février 2009
  • Télérama, 14 février 2009

Synopsis complet

Village d’Amairete, district de Monduli, Tanzanie. Mama Seita, une formatrice, se rend dans une famille où a lieu une cérémonie en l’honneur de Nashipaï Uanga, une jeune fille maasaï de 14 ans, à l’occasion de son rite de passage à l’âge adulte. Les classes d’âge structurent la société tanzanienne.


Ainsi, la pratique de l’excision a traditionnellement cours dans de nombreuses tribus (Maasaï, Rangi, Kuria, Chaga). Ici, sous l’impulsion de l’association Aang Serian, le rite est devenu alternatif. Le cérémonial est scrupuleusement respecté dans sa plus grande partie, mais, symboliquement, l’excision est remplacée par de petites coupures à l’intérieur des cuisses.


Lors de séminaires, les formatrices et les formateurs de différentes associations encouragent également les anciennes exciseuses, comme Moinan Uanga, la grand-mère de Nashipaï, à renoncer à leur travail. Par ailleurs, ils assurent l’encadrement de jeunes filles qui ont fui leurs familles dans des lieux d’accueil où elles témoignent de leurs vies avec douleur, mais librement. Ce travail difficile et ingrat a son pendant juridique car l’excision est punissable de dix ans de prison pour les auteurs et les familles des enfants ou des adolescentes. Malgré cela, les autorités ne soutiennent guère les actions des bénévoles.


La lutte contre l’excision en recouvre d’autres, car cette pratique est aussi une source de revenus pour les exciseuses, soumises à leurs époux, et l’assurance d’une dot pour les familles. Dans la conscience collective, l’excision est également garante des bonnes mœurs, notamment sur le plan de la sexualité, et de la supériorité des hommes sur les femmes.


Les mentalités semblent cependant évoluer, même auprès des plus anciens.