|     | 

LITTLE BIG ONE
Kléngt Land ganz grouss

Voir ce film
Utilisation commerciale:

Galeries éviter

Présentation

Documentaire/Long métrage

Luxembourg, 1999

Réalisation : Pascal Becker

Production : Centre national de l'audiovisuel, RTL Télé Lëtzebuerg

  • Durée : 52
  • Version originale : Luxembourgeois
  • Image : couleurs et noir/blanc
  • Format : Betacam 4/3
  • Son : sonore
  • Synopsis

    A travers des images d’archives uniquement, le film retrace l’histoire du Luxembourg au XXème siècle : de l’avènement de la Grande-Duchesse Adelaïde à la chute de l’industrie sidérurgique en passant par la seconde guerre mondiale, tous les grands évènements sont illustrés et commentés.
  • Equipe technique

    • Post-production : Philippe BAUDET
    • Commentaire : Pascal BECKER
    • Traduction : Viviane THILL
    • Narration: Claude FRISONI
    • Archives: Centre National de l’Audiovisuel, RTL, Fonds Pierre Bertogne, Fonds Philippe Schneider, Fonds René Kauthen, Fonds Joseph Bech
    • Recherche images: Viviane THILL, Joy HOFFMANN, Josette MARX
    • Recherche sons: Fernande ALLDIS
    • Images génériques: Guy KIRSCH, Eric STEICHEN, Patrick CHIAPOLINO

Réception

Bibliographie

  • d'Lëtzebuerger Land, 31 décembre 1999

Synopsis complet

Pascal Becker retrace avec minutie les évènements survenus au Luxembourg au cours du 20e siècle. Uniquement composé d’images issues de la collection des films amateurs du CNA, le film commence au début des années 1900, alors que le Luxembourg vit encore principalement de l’agriculture et quasiment sous le protectorat de l’Allemagne avec laquelle le pays a passé une union douanière. Le règne de Marie-Adelaïde, qui succède à Guillaume IV en 1912, sera court : dès la fin de la première guerre mondiale, où elle s’est distanciée de ses sujets, elle abdique en faveur de Charlotte, plébiscitée par un référendum.


Le bassin minier permet l’essor économique du Grand-Duché et ses avancées sociales, malgré la Dépression des années 30. Alors que le pays célèbre le centenaire de son indépendance, en 1939, la guerre éclate : encore une fois, sa neutralité est bafouée et les Nazis s’installent, provoquant l'exil de la famille grand-ducale. Alors que Charlotte encourage et salue ses citoyens depuis Londres, c’est le gauleiter Simon qui gouvernera le pays pendant 4 ans. La résistance s’organise, mais ne peut empêcher la déportation de 4000 Luxembourgeois dans les camps de travaux forcés ou de déportation, d’où 800 ne reviendront pas. La collaboration, assumée ou forcée, touche près de 80 000 personnes. Après la libération, ces « Gielemännercher », seront jugés, plus de 9000 d’entre eux seront condamnés. Lors du retour de la Grande-Duchesse, le 14 avril 1945, celle-ci est acclamée et les Luxembourgeois peuvent à nouveau clamer leur fierté identitaire.


En 1948, sous l’essor du plan Marshall, le pays commence sa reconstruction. L’heure est au divertissement : les vacances s’allongent à 8 jours, les ventes de transistors explosent, la bière coule à flot et RTL, à partir de 1955, présente chaque soir ses actualités. L’avènement de la voiture amène l’arrêt du tram en 1964. La même année, Charlotte laisse le pouvoir à son fils Jean. Deux ans plus tard, la tour du parlement européen et le pont rouge sont inaugurés : c’est la naissance du Kirchberg. Le Luxembourg, comme ses voisins, devient une société de consommation, se ruant sur l’électroménager et à l’ouverture du premier supermarché Cactus. Mais la croissance folle des années 60 perd de son élan dans les années 70, lorsqu’éclate la crise énergétique et la rébellion contre la toute-puissance de l’Eglise. Les travailleurs de l’aciérie connaissent eux aussi la crise et doivent se recycler, notamment dans le service tertiaire, qui devient majoritaire dès 1983. Devenu un des pays les plus riches du monde, le Luxembourg accueillera des milliers de réfugiés en quête d’une vie meilleure.