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INTHIERRYVIEW

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Présentation

Documentaire/Long métrage

Luxembourg, 2008

Réalisation : Andy Bausch

Production : Paul Thiltges Distributions (PTD)

  • Durée : 105
  • Version originale : Allemand, Luxembourgeois
  • Image : couleurs
  • Format : Betacam numérique 16/9
  • Son : sonore

Avec Thierry Van Werveke

  • Synopsis

    La vie et la carrière de l'acteur luxembourgeois Thiery Van Werveke, racontées par lui-même et les gens qui ont travaillé avec lui.
  • Equipe technique

  • Information

    Le film a été commencé à un moment où Thierry Van Werveke était déjà très malade. Il est décédé en 2009, peu après la première présentation du film.

Générique

Avec :
  • Til Schweiger
  • Sascha lLey
  • Michael Haneke
  • Moritz Bleibtreu
  • Andy Bausch
  • Frank Hoffmann
  • Frank Feitler
  • Buket Alakus
  • Pipo Petro
  • Claude Bertemes
  • Danielle Igniti

Réception

Synopsis complet

En sept chapitres, la vie et la carrière de Van Werveke sont racontées et commentées.

Thierry la Terreur
Le jeune Thierry ressemble à un enfant terrible : né à Genève, fils d’un diplomate qui lui montre peu d’affection, le jeune garçon devient vite la brebis galeuse de la famille. Il fréquente plusieurs écoles privée, et vit quelque temps à Vienne. Ses parents divorcent et il se retrouve à l’internat d’Echternach au Luxembourg.

Rebel Years
Après avoir fréquenté deux lycées, Thierry est exclu de l’école secondaire. Il s’adonne de plus en plus à l’alcool et la drogue. Il connaît aussi des ennuis avec la police et échappe tout juste à l’emprisonnement. Après avoir travaillé quelque temps dans un bar, Thierry se retrouve à Londres où il mène une vie de punk pendant six mois. De retour au pays, il vit dans la rue pendant un an et demi, travaille comme déménageur et laveur de cadavres entre autres. Il tombe dans l’héroïne et pille des pharmacies pour avoir de l’argent. Quand plusieurs de ses amis meurent en moins d’un mois, Thierry réalise qu’il ne veut pas finir de la même manière: une copine infirmière l’aide à surmonter sa dépendance.

Eng Schnëss fir op d’Leinwand (Une gueule de cinéma)
Alors qu’il travaille dans un café à Dudelange, Thierry fait une rencontre qui lui aura sans doute sauvé la vie, selon ses propres mots. Le jeune cinéphile Andy Bausch, qui vit au-dessus du café, est impressionné par la gueule du serveur, un mélange entre Belmondo, Depardieu et Eddie Constantine. Il l’engage pour jouer le premier rôle dans deux courts métrages qui ne passent pas inaperçus au Luxembourg : Stefan et Lupowitz. Alors que son manque de fiabilité et son alcoolisme rendent les tournages difficiles, tout le monde sa singularité comme acteur et sa disposition à tout jouer Bausch l’engage encore pour le court Cocaine Cowboy et ensuite pour son long métrage Gwyncilla, Legend of Dark Ages, faisant de lui son acteur fétiche. Le succès vient avec son rôle de Johny Chicago dans Troublemaker : le film connaît un succès extraordinaire au Luxembourg et se fait remarquer même au-delà de frontières. Thierry est désormais reconnu par les gens dans la rue, ce qui ne manque pas de flatter son ego. Il décide de faire de la comédie son métier.

Nazz Nazz gëtt Gas (Nazz Nazz y met toute la gomme)
Thierry devient chanteur du groupe Nazz Nazz qui ranime la scène rock au Luxembourg. Aux répétitions, aussi bien qu’aux concerts, Thierry vide régulièrement des bouteilles de vodka. Il incarne l’esprit du rock’n rRoll et le public l’aime pour sa présence foudroyante sur scène. Mais sa performance n’est jamais assurée, ce qui ne manque pas de décourager ses collègues. Il chante aussi pour Taboola Rasa aux côtés de Serge Tonnar. Leur musique plus expérimentale est très bien reçue par la critique.

Et geet un d’Substanz (Ça épuise)
Des films comme Troublemaker et Hochzäitsnuecht lui ont procuré une notoriété internationale et Thierry commence à tourner à l’étranger. A Vienne, il joue pour Michael Haneke dans Die Rebellion, puis dans différentes productions étrangères et connaît des mois de tournage épuisants. Knockin’ on heaven’s door , où il joue à côté de Moritz Bleibtreu et de Til Schweiger, est son plus grand succès dans les années 1990. Le film attire des millions de spectateurs et Thierry voyage d’une première à l’autre.

D’Brieder déi d’Welt bedeiten (Les planches qui signifient le monde)
Depuis 1987, Thierry monte régulièrement sur les planches. Ses prestatiosn dans des rôles plus tragiques comme dans King Lear , suscitent des critiques partagées, mais en général Thierry sait séduire son public. Malgré ses difficultés à mémoriser le texte, il montre un réel engagement éclatant sur scène. Son manque de technique est compensé par son talent exceptionnel, dit-on de lui.

Dem Doud vun der Schëpp gesprong (Frôler la mort)
En 1997, Thierry épouse Danielle, la femme dont il est amoureux déjà depuis 14 ans. Après Le Club des Chômeurs en 2001, dont le succès dépasse encore celui de Troublemaker, Thierry mène une vie un peu plus calme : il va à la pêche, fait des promenades, ou va boire un coup avec des amis.

Son alcoolisme est un problème durable.En 2005, pendant la première de Hamlet , dans lequel il joue le premier rôle, Thierry a une attaque. Une tumeur du foie est diagnostiquée peu après. Un traitement à Strasbourg ne peut pas le guérir: les médecins lui donnent encore six mois à vivre. C’est alors que sa femme Danielle remue ciel et terre pour le sauver : à Heidelberg, on se déclare d’accord pour effectuer une transplantation. En 2008, Thierry recommence à tourner des films.