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GORDIAN TROELLER REVISITED - IRAN

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Présentation

Documentaire/Court métrage

Luxembourg, 2007

Réalisation : Claude Lahr

Production : Samsa Film

  • Durée : 36
  • Version originale : Anglais, Persan
  • Image : couleurs
  • Son : sonore
  • Synopsis

    Roja, Hana, Rezza et Hassan sont quatre jeunes Iraniens d’aujourd’hui. Ils vont sur la toile, s’expriment en anglais et ont des opinions politiques. Face à cette liberté de ton perçue comme une anomalie, les dignitaires du régime islamique d’Iran veillent.
  • Equipe technique

  • Sortie

    Première : Cinémathèque de la Ville de Luxembourg, 6 décembre 2007
  • Informations

    Ce film fait partie de la trilogie Gordian Troeller Revisited, comportant comme autres volets le Brésil et l'Erythrée. A la base était l'idée de retourner dans trois des pays régulièrement visités dans les années 60 à 80 par le documentariste luxembourgeois Gordian Troeller. Grand reporter, photographe puis cinéaste, Troeller a parcouru le monde en produisant des documentaires, notamment pour la télévision allemande où ils étaient présentés en prime time.

    Dès les années 70, il a montré les effets pervers de la mondialisation et du néo-colonialisme. Il a suivi les révolutions d'Iran et d'Erythrée et réalisé trois séries intitulées Au nom du progrès, Femmes du monde et Enfants du monde.

Générique

Générique

  • Productrice: Anne SCHROEDER
  • Directeur de la photographie: Resa ASARSCHAHAB
  • Assistants caméra: Saeed BARATI, Mike-Daniel VARDEH
  • Ingénieur du son: Salim AHMADI
  • Assistant réalisateur : Arash SETOODEH
  • 2ème assistant réalisateur: Hamed KARIMITABAR
  • Régisseur plateau: Peiman HANIFI
  • Chauffeurs: Majid MOOSAVI, Hasan GHORBAN POUR
  • Monteur: Isabel BENTO DOS REIS
  • Monteuses son: Sou ABADI, Ingrid SIMON
  • Bruiteuse: Marie-Jeanne WYCKMANS
  • Mixeur: Mathieu COX
  • Voix off: Marc LIMPACH
  • Directeurs de production: Michelle MULLER, Jean-Luc ZEHNTER
  • Production exécutive: Brave New York Film Productions
  • Directeur de production: Kambiz NADALI
  • Avida Ltd.
  • Support technique: Paul MAAS
  • Directeur financier: Christian KMIOTEK
  • Administratrice de production: Aurore SCHNEIDESCH
  • Assistante producteurs: Lélia DI LUCA
  • Secrétaire: Audrey BALTER
  • Comptable: Patrice FIORINA
  • Comptable de production: Joana PEGO
  • Auditeur: Carlo REDING
  • Traducteurs : Taraneh ZARGAR, Anne SCHILTZ, Shahmira GHARAIE, Amir GHOLAMI, Danny LEYDER
  • Archives: Jonny CHEN
  • Allstar Media International, Viviane THILL
  • Centre national de l’audiovisuel

Réception

Bibliographie

D'Lëtzebuerger Land, 3 janvier 2008

Synopsis complet

Les images d’archives et le commentaire de Gordian Troeller évoquent la mosquée de Qom où l’Ayatollah Khomeini appela dès 1963 les Iraniens à se soulever contre le régime du Shah. On y brûle un drapeau des Etats-Unis et Khomeini est acclamé. C’était il y a près de trente ans.

Des jeunes d’aujourd’hui comme Roja L., Hana K., étudiantes à l’Université de Téhéran, Rezza F., Hassan A., des webloggers, témoignent de la situation actuelle. L’insécurité à l’intérieur du pays, à cause de la police des mœurs notamment, et les nouveaux conflits font peur à la jeunesse iranienne. La Révolution islamiste de 1979 prônait des valeurs de fraternité mais la désunion et l’individualisme règnent maintenant en maître. Le peuple n’a pas son mot à dire. Par exemple, si autrefois porter le tchador était un acte symbolique contre l’oppression du Shah, il est aujourd’hui devenu obligatoire. Pareillement, dans le métro, des wagons entiers sont réservés aux femmes.

Seyed Alamolhoda, enseignant en théologie, affirme que dans le tumulte actuel, quiconque prie trouve une réponse : le pays applique directement les lois dictées par Dieu qui connaît le mieux la nature humaine. Et s’exprimant sur les droits des femmes, il oppose au mercantilisme occidental le respect de l’Islam envers l’image et le corps de la femme.

Roja, elle, trouve que le corps devrait être à l’entière disposition de la personne et qu’on ne peut vivre par rapport à des mœurs ou des lois établies il y a plus de 1500 ans. Hana va dans le même sens et souhaite le changement d’une constitution qui discrimine les femmes. Pour elles et les jeunes hommes interviewés, la période Khatami a été salutaire. Il a permis un assouplissement des dogmes prônés sous l’ère Khomeini.

Khomeini, qui au début de la Révolution voulait éradiquer la fièvre consumériste matérialisée par la voiture, n’a pas pu voir quecette Révolution s’est en fin de compte laissée dévorer par cette fièvre comme en témoignent la saturation du trafic et les vitrines de luxe de grandes centres commerciaux. L’ouverture s’est également faite grâce à Internet, même si la toile est soumise à la censure, et ses webloggers à des poursuites. La politique est une affaire d’Etat et se fait au prêche du vendredi où les dignitaires se doivent d’aller, par conviction, obligation ou opportunisme. Force est de constater que les jeunes y sont rares et préfèrent fréquenter des lieux de loisirs à côté de la capitale ou les fast-foods… Seyed Alamolhoda tend cependant à minimiser ce fait, en précisant qu’ils essaient plus de se dérober à la loi qu’à la religion.

Cependant, Hana indique que même s’ils ne sont pas la majorité, beaucoup de jeunes croient que la religion est la source de toutes leurs frustrations et tournent alors le dos à leur pays.