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GORDIAN TROELLER REVISITED - BRESIL
La vie dans le désert vert

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Présentation

Documentaire/Court métrage

Luxembourg, 2007

Réalisation : Marc Fritz

Production : Samsa Film

  • Durée : 32
  • Version originale : Portugais
  • Image : couleurs
  • Son : sonore
  • Synopsis

    En 1983, le journaliste et documentariste luxembourgeois Gordian Troeller avait une première fois rendu compte de la situation économique et social du Nord-Est du Brésil. Pour les innombrables paysans «sans-terre», comme João, 37 ans, dont 30 ans dans la canne à sucre, rien ne semble vraiment avoir changé depuis ce temps-là. La réforme agraire du Président Lula pourra-elle améliorer leur situation ?
  • Equipe technique

  • Sortie

    Première : Cinémathèque de la Ville de Luxembourg, 6 décembre 2007
  • Informations

    Ce film fait partie de la trilogie Gordian Troeller Revisited, comportant comme autres volets l'Iran et l'Erythrée.

    A la base était l'idée de retourner dans trois pays régulièrement visités dans les années 1960 à 1980 par le documentariste luxembourgeois Gordian Troeller. Grand reporter, photographe puis cinéaste, Troeller a parcouru le monde en produisant des documentaires, notamment pour la télévision allemande où ils étaient présentés en prime time.

    Dès les années 1970, il a montré les effets pervers de la mondialisation et du néo-colonialisme. Il a suivi les révolutions d'Iran et d'Erythrée et réalisé trois séries intitulées Au nom du progrès, Femmes du monde et Enfants du monde.

Générique

Générique

  • Productrice: Anne SCHROEDER
  • Directeur de la photographie: Ken FITZKE
  • Ingénieur du son: Philippe KOHN
  • Monteuse: Isabel BENTO DOS REIS
  • Assistante réalisateur: Isabel BENTO DOS REIS
  • Avec: João FERREIRA DE ASSIS, Joverlando SILVA DE ASSIS, Roberto COSTA ARAÚJO, Adalberto, Maria DE ASSIS EVARISTO (“Lourdinha”), Manoel CARVALHO FERREIRA
  • Interprète: Maria Cecilia BELTRÃO RAPOSO
  • Chauffeur: José Tadeu R. DA SILVA
  • Recherche: Roberto COSTA ARAÚJO
  • Comissão Pastoral da Terra), Michèle HEMMER
  • ASTM
  • Monteuse son: Pia DUMONT
  • Bruiteur: Olivier THYS
  • Mixeur: Michel SCHILLINGS
  • Directeurs de production: Michelle MULLER, Jean-Luc ZEHNTER
  • Assistant de production: Paul SCHUMACHER
  • Support technique: Paul MAAS
  • Archives: Jonny CHEN
  • Allstar Media International, Viviane THILL
  • Centre national de l’audiovisuel
  • Directeur financier: Christian KMIOTEK
  • Administratrice de production: Aurore SCHNEIDESCH
  • Assistante producteurs: Lélia DI LUCA
  • Secrétaire: Audrey BALTER
  • Comptable: Patrice FIORINA
  • Comptable de production: Joana PEGO
  • Auditeur: Carlo REDING

Réception

Bibliographie

Synopsis complet

Le film commence par des images d’archives de1983 et 1997 et le commentaire du journaliste et documentariste luxembourgeois Gordian Troeller qui explique la situation des paysans « sans-terres » brésiliens. La monoculture de la canne à sucre profite à une poignée d’hommes tandis que la grande masse reste en marge du développement.

En 2006, date à laquelle Marc Fritz retourne sur les traces de Gordian Troeller, rien n’a vraiment changé.

João travaille sans relâche avec deux jeunes compagnons dans une plantation. Il confie qu’il vaut mieux étudier pour avoir un meilleur travail. Mais Joverlando rétorque que le mari de sa tante a étudié, et qu’il travaille aujourd’hui à l’usine de canne… On ne peut y échapper.

Un autre commentaire de Troeller évoque la résignation des hommes de ce pays.

Dans une petite salle faisant office de salle de prière, des paysans et leurs épouses écoutent le passage de l’Exode lue par un curé. Tous font des comparaisons entre leur situation et celles des Juifs sur l’esclavagisme, la privation de terre. Selon l’aumônier, la solution est la réforme agraire : il faut lutter pour avoir de la terre et en vivre. Il faut faire pousser ce dont on se nourrit sur les terres brésiliennes, et non plus seulement de la canne.

Car comme en témoigne João, qui a débuté dans la canne à l’âge de sept ans, tout son salaire passe dans l’achat de nourriture au marché. A son époque déjà, Gordian Troeller témoignait de la suprématie d’une culture qui rapporte des devises au détriment du bien-être de la population.

Mais un homme assure que le Président Lula est en train d’en finir avec la famine. Il lui souhaite même une présidence à vie…

En 1964, date à laquelle les militaires arrivent au pouvoir, on pousse les agriculteurs à faire de la culture d’exportation, on interdit les ligues paysannes, les partis politiques, on chasse les paysans de leur terre, et la situation a empiré depuis l’utilisation du bioéthanol comme carburant. Aujourd’hui encore, les bulldozers ne se préoccupent pas de la loi censée protéger les paysans de l’expropriation, et rasent leurs habitations.

Dans une cuisine, une femme témoigne en préparant un petit-déjeuner copieux pour João et Joverlando. Puis, ils partent couper la canne. Le jour n’est pas encore levé.

L’industrie de la canne s’étend à présent sur l’ensemble du territoire brésilien, grâce, notamment, au succès du bioéthanol. Mais cette croissance déraisonnée entrave la réforme agraire tout autant qu’elle pollue et dévaste la faune et la flore.