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AUGUSTE TREMONT

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Présentation

Documentaire/Court métrage

Luxembourg, 2006

Réalisation : Beryl Koltz

Production : Centre national de l'audiovisuel

  • Durée : 34
  • Version originale : Français, Luxembourgeois
  • Image : couleurs et noir et blanc
  • Format : Beta numérique - 4/3
  • Son : sonore
  • Synopsis

    Le film raconte les évènements marquants de la vie de l'artiste luxembourgeois Auguste Trémont et retrace 60 ans de création tout en tentant de s'interroger, plus de 25 ans après sa mort, sur la place qu'occupe l'œuvre de Trémont aujourd'hui, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières du Luxembourg.
  • Equipe technique

 

Générique

Générique

  • Image: Alex AACH
  • Son: Philippe MERGEN
  • Montage: Amine JABER
  • Musique: André DZIEZUK - Lingo
  • Enregistrement et mixage son: Philippe MERGEN, Olivier GALLE
  • Traitement et transfert des archives: Patrick FEUERSTEIN
  • Technique et vidéo: David GOMES, Jessica SCHLUNGS
  • Commentaire version luxembourgeoise: Marc LIMPACH
  • Commentaire version française: Bery KOLTZ
  • Etalonnage: Charles DABE
  • Administration: Fernand DEVAS
  • Producteur exécutif: Stéphane CABOCHE
  • Producteur délégué: Joy HOFFMANN
  • Images d’archives:
    • Centre national de l’audiovisuel
    • Ody ROOS
    • Jos PAULY
    • RTL
    • Gaumont-Pathé Archives
    • René STEICHEN & Jacques NAVADIC
    • Joseph BECH
    • Philippe SCHNEIDER
    • Pierre BERTOGNE
  • Photographies d’archives: Photothèque de la Ville de Luxembourg
  • Avec la participation de:
    • Jeannie GRÜN-GOMAND
    • Jean-Claude HAROTTE
    • Jean Luc KOLTZ
    • Henri KRAUS
    • Ody ROOS
    • Charles-Henri SCHAFFNER
    • Raymond SCHMITZ-TREMONT
    • Nic WEBER
    • Lucien WERCOLLIER

Réception

  • Bibligraphie

    D'Lëtzebuerger Land, 26 janvier 2007

Synopsis complet

Auguste Trémont naît le 30 décembre 1892 (et non le 31, comme il se plaisait à le dire), d’un père marchand-tailleur et d’une mère devenue cordonnier, qui aura à sa charge quatre enfants.

Très tôt, il commence à dessiner avec le peu de ressources qui l’entouraient. En 1909, il part en France et entre à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Il obtient son diplôme en 1912, parmi les premiers de sa promotion, et s’inscrit à l’école des Beaux-arts de Paris, à l’atelier de Gabriel Ferrier.

Revenu pour les grandes vacances au Luxembourg, il se fait surprendre par la guerre et ne peut rentrer à Paris poursuivre ses études. C’est alors qu’il est employé par l’ARBED en qualité de dessinateur industriel.

La politique de soutien aux artistes de l’entreprise fait qu’on lui octroie de plus en plus de temps pour peindre.

Auguste Trémont fait partie de la Mansarde, club d’intellectuels de Luxembourg, où il officie comme silhouettiste dans le théâtre d’ombres initié par le club.

A la fin de la guerre, il se réinscrit aux Beaux-arts de Paris, mais délaisse vite l’école pour se rendre tous les jours au Jardin des Plantes dessiner les animaux.

Le célèbre sculpteur luxembourgeois Lucien Wercollier, parmi d’autres, témoigne de son œil incomparable pour la représentation des animaux. Trémont se met aussi à la sculpture en créant son premier bronze Le Chimpanzé.

Bien que ses œuvres soient plus académiques, il est invité au Salon de la Sécession par Joseph Kutter et Nico Klopp, en réaction contre le conformisme des Anciens. En 1931, il débute la réalisation de la commande de la Ville de Luxembourg à l’occasion de son centenaire : les lions de l’Hôtel de Ville. La seconde moitié des années trente sera consacrée à l’exécution de l’ornement des portes de la Cathédrale de la capitale.

La seconde guerre mondiale coupe court à tous ses projets personnels. Au sortir du conflit, il signera notamment un buste de la Grande-Duchesse Charlotte.

Franc-maçon, il continue malgré tout d’honorer des commandes pour l’épiscopat luxembourgeois, avec lequel il entretient de très bonnes relations.

Dans les années soixante, il s’installe dans sa villa à Sèvres, près de Paris. Les Luxembourgeois se rendent chez lui en très grand nombre pour lui acheter des œuvres. Mais la reconnaissance officielle tarde à venir. Ce n’est qu’en avril 1980 qu’on organisera une rétrospective à la Villa Vauban. Ce sera le dernier hommage du Luxembourg à l’artiste.