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Centre National de l’Audiovisuel - Grand-Duché de Luxembourg

Adresse web (URL) de la page imprimée : http://www.cna.public.lu/fr/film-tv/historique-cinema/2000/


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La production luxembourgeoise à partir de 2000


Au début du 21e siècle, le cinéma luxembourgeois continue sur sa lancée.

Les courts et moyens métrages luxembourgeois

 

Au commencement était le regard, Bady Minck (2003)  (c) MinotaurusLa plupart des réalisateurs luxembourgeois font leurs premières armes avec un ou plusieurs courts métrages. Leur nombre a donc beaucoup augmenté depuis que de plus en plus de jeunes gens choisissent de devenir réalisateur. Les courts métrages sont soutenus (après sélection) par le Fonds de soutien à la production audiovisuelle et bénéficient généralement d'un budget assez confortable, d'où la grande qualité technique de la plupart des courts luxembourgeois.

Bady Minck, installée à Vienne et au Luxembourg, réalise depuis longtemps des courts et moyens métrages à caractère expérimental (Im Anfang war der Blick / Au commencement était le regard, 2003) très remarqués à l’étranger.

Parmi les jeunes cinéastes qui s'établissent au Luxembourg, il faut citer Beryl Koltz (Starfly, 2005) ou Max Jacoby (Butterflies, 2005) dont les courts métrages font le tour des festivals. Plus récemment, on peut y ajouter Jacques Molitor (En compagnie de la poussière, 2008),  Jeff Desom (X on a Map, 2009) ou encore Loïc Tanson et Thierry Besseling (Laaf, 2009).

 

Les longs métrages luxembourgeois

Perl oder Pica, Pol Cruchten (2006), photo: Steve Braun  (c) Red Lion/Amour fouAndy Bausch réussit en 2002 avec Le club des chômeurs un énorme succès populaire qu'il n'arrive malheureusement pas à réitérer ni avec la suite intitulée La revanche (2004) ni avec Deepfrozen (2006), ce dernier étant tourné en allemand, ou Trouble no more qui clôture la trilogie des Troublemaker.

En 2003, Geneviève Mersch réalise, en français, son premier long métrage J'ai toujours voulu être une sainte.
Trois ans plus tard, Donato Rotunno tourne en anglais In a Dark Place d'après un roman de Henry James, interprété par Leelee Sobieski et Tara Fitzgerald.

La même année Pol Cruchten, après avoir réalisé Boys on the Run aux Etats-Unis en 2002, revient au Luxembourg pour y mettre en scène une adaptation du roman de Jhemp Hoscheit Perl oder Pica (2006).

En 2007, Paul Kieffer revient au long métrage près de 20 ans après son Schacko Klak avec Nuits d'Arabie dont les vedettes sont le Luxembourgeois Jules Werner et la Française Sabrina Ouazani.

De nouveaux réalisateurs apparaissent sur la scène culturelle, comme le directeur de production Jean-Claude Schlim qui présente en 2009 son premier long métrage en tant que réalisateur House of Boys et le producteur Nicolas Steil qui se lance la même année dans la réalisation avec Réfractaire.

Après des courts prometteurs, Max Jacoby (Dust, 2009) et Beryl Koltz (Hot, Hot, Hot, 2011) passent au long métrage, bientôt suivis par Laura Schroeder qui réalise un film pour enfants (D'Schatzritter, 2012) et Christophe Wagner qui s'essaie au polar (Doudege Wénkel / Angle mort, 2012).

 

Les documentaires luxembourgeois

Heim ins Reich, Claude Lahr (2004)  (c) CNA / Nowhere Land ProductionsEn l'absence d'une chaîne de télévision qui produirait des documentaires sur la société luxembourgeoise, c'est le cinéma qui s'empare de ce secteur.
La société luxembourgeoise est ainsi questionnée dans les documentaires de Christophe Wagner (Ligne de vie,  2002; Doheem, 2005) ou ceux de Yann Tonnar (Weilerbach, 2008; Mir wëllen net bleiwen (en collaboration avec Pascal Becker); 2010, Schrebergäert, 2011 ) ou encore dans De Bauereblues (Julie Schroell, 2011)

Un certain nombre de documentaires sont également consacrés à des personnalités de la vie culturelle (René Deltgen, der sanfte Rebell, Michael Wenk, 2004; Inthierryview, Andy Bausch, 2008; Monsieur Warum, Andy Bausch 2004, Germaine Damar, der tanzende Stern, Michael Wenk, 2011, etc.) ou s'intéressent à l'histoire du grand-duché. Parmi ces derniers Heim ins Reich de Claude Lahr (2004), coproduit par le Centre national de l’audiovisuel, connaît un grand succès dans le pays et sera suivi par Léif Lëtzebuerger (Ray Tostevin, 2009), également produit par le CNA, deux films sur la seconde guerre mondiale.

 

Les films d'animation luxembourgeois

Rose & Violet, Claude Grosch et Luc Otter (2011)  (c) Samsa FilmDepuis la professionnalisation du secteur cinématographique au début des années 1990, l'animation a toujours été très présente au Luxembourg. Plusieurs studios existent dont certains ont commencé à travailler sur des séries télévisées avant de passer au court et au long métrage.

Des réalisateurs luxembourgeois sont spécialisés dans l'animation tels que Dan Wiroth (Elégant, 2005), Olivier Pesch (Le gardien du nid, 2006) et Claude Grosch (Rose & Violet (en collaboration avec Luc Otter), 2011).

Parmi les longs métrages d'animation coproduits au Luxembourg, on retiendra entre autres The Prodigies / La nuit des enfants rois (Antoine Charreyron, 2011), Ernest et Célestine (Benjamin Renner, Stéphane Aubier, Vincent Patar, 2012) ou Le jour des corneilles (Jean-Christophe Dessaint, 2012).

 


Les coproductions

J'enrage de son absence, Sandrine Bonnaire (2012)  (c) Iris ProductionsLes sociétés établies au grand-duché coproduisent des films tels que Shadow of a Vampire (Elias E. Merhige, 2000) avec John Malkovich et Willem Dafoe, Twin Sisters de Ben Sombogaart (2002, nominé à l’Oscar du meilleur film étranger), Girl With a Pearl Earring de Peter Webber avec Scarlett Johansson (2003), The Merchant of Venice de Michael Radford avec Al Pacino (2004), Bye Bye Blackbird de Robinson Savary avec James Thierrée (2005), Your Name is Justine de Franco de Pena (2005), Comme t'y es belle de Lisa Alessandrin (2006), Irina Palm de Sam Garbarski avec Marianne Faithfull (2007), Ne te retourne pas de Marina De Van (2009), Illégal d’Olivier Masset-Depasse (2010) ou encore J'enrage de son absence de Sandrine Bonnaire (2012) et A perdre la raison de Joaquim Lafosse (2012)

L’industrie encore fragile du cinéma au Luxembourg souffre cependant de la concurrence de plus en plus lourde des pays d’Europe de l’Est qui bénéficient de conditions favorables en matière de législation de travail et de coûts mais aussi de pays comme la Belgique ou l’Irlande qui ont pris à leur tour les dispositions fiscales nécessaires pour attirer les productions étrangères. La modification de la loi sur les CIAV, votée en 2007, qui vise notamment à mettre la législation en conformité avec les exigences de l’Union européennes, va toutefois relancer les tournages au Luxembourg.

En 2012, le gouvernement décide d'abandonner le système des CIAV. Tous les films seront donc à l'avenir soutenus par les seules aides directes (dont le budget est relevé pour pallier l'absence des CIAV). La loi  modifiée va être prochainement soumise au Parlement.

 


Le Lëtzebuerger Filmpräis

Depuis 2005, le Lëtzebuerger Filmpräis (Prix du cinéma luxembourgeois) célèbre tous les deux ans les meilleures productions et coproductions luxembourgeoises.

 

 




Dernière mise à jour de cette page le : 05-10-2012