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Centre National de l’Audiovisuel - Grand-Duché de Luxembourg

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1946-1980: Les premiers pas


L'aéroport de Luxembourg, Philippe Schneider (1956), photogrammeDurant toutes les années d’avant et d’après-guerre, l’implication de l’Etat au niveau du cinéma ne dépasse pas l’une ou l’autre commande pour des films de promotion touristique ou industrielle. L’unique organisme de l’Etat à s’occuper de cinéma jusque dans les années 80 est l’Office du film scolaire (rattaché au Ministère de l’Education nationale) qui réalise plusieurs documentaires à vocation pédagogique à partir de la fin des années 1940. Leur diffusion reste cependant limitée aux écoles.

Le cinéaste Philippe Schneider prend après la guerre la relève de René Leclère et tourne plus d’une trentaine de documentaires, films publicitaires, industriels et touristiques jusqu’en 1979. Ce sont pour l’essentiel des commandes de l’Etat ou des différentes industries luxembourgeoises. Schneider dispose alors d’un petit studio et détient pratiquement pendant 30 ans un monopole en matière de production luxembourgeoise.

A la fin des années 1960, quelques réalisateurs français tournent des films sous drapeau luxembourgeois pour contourner les réglementations des syndicats français en matière de conditions de travail ou pour échapper aux foudres de la censure française.

Ces productions n’ont cependant de luxembourgeois que le nom, même si l’on retrouve parfois quelques autochtones au générique. Faute de qualités artistiques ou d’intérêt commercial, la plupart de ces films disparaîtront bien vite dans les tréfonds de l’histoire du cinéma, à l’exception de More (1968) de Barbet Schroeder qui devient un film culte de la génération hippie.

En 1970, Philippe Schneider se lance dans la réalisation d’un film érotique de troisième zone. Le film, parlé en français, sort au Luxembourg et à l’étranger sous divers titres dont L'amour, oui mais…, Confidences d'un patron d'hôtel ou encore Sekretärinnenreport 2.

Dans les années 1970, Pol Tousch et Marc Thoma réalisent avec des moyens amateurs un moyen (Der Tunnel) et deux longs métrages (Du sollst nicht begehren, Das Puppenspiel) en langue allemande.




Dernière mise à jour de cette page le : 22-08-2012