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1899-1945: Le temps des pionniers


Ein Besuch in der Champagnerfabrik, Peter et Wendel Marzen (1907), photogrammeLes premières bandes filméesau Luxembourg sont tournées en 1899 par un opérateur des frères Lumière pour la fabrique de Champagne Mercier dont une filiale était alors établie au Luxembourg.

Avant la première guerre mondiale, divers cinéastes ambulants tournent de petits films lors de leur passage au grand-duché.

Dès les années 1920, certains passionnés du cinéma tentent de produire des films (généralement des documentaires) au grand-duché mais ces expériences, réalisées avec ou sans apports étrangers, resteront isolées malgré les efforts et parfois le talent de leurs auteurs.

Au début de la décennie, l'ARBED, par l'intermédiaire de sa filiale de vente Columeta, fait réaliser un film destiné à la promotion de ses produits et de son industrie au Luxembourg. En 1997, le film a été retrouvé, remonté et sonorisé par le CNA sous le titre Vu Feier an Eisen (de fer et de feu).

En 1927, le journaliste et critique de cinéma Evy Friedrich crée une revue de cinéma intitulée Le film luxembourgeois.

La même année, il y salue l’annonce d’un projet de long métrage intitulé La renifle censé évoquer le milieu de la drogue au grand-duché ! Le film ne sera jamais réalisé, sans doute faute de fonds et de sérieux de l’entreprise.

Par la suite, Friedrich tournera lui-même quelques courts métrages documentaires dont le plus important sera Les Danseurs d'Echternach, présenté au festival de Cannes en 1947.

En 1930, le Luxembourgeois René Leclère réalise un film de fiction muet à Bruxelles : Un clown dans la rue. Le film est acclamé à l’époque dans la presse mais toutes les copies et le négatif ont aujourd’hui disparu.

Entre 1937 et 1953, Leclère tournera ensuite neuf films documentaires au Luxembourg.

Durant les années 1930 et 1940, Pierre Bertogne tourne, en amateur, de nombreux films en 16mm qui reflètent notamment les métiers et les grands événements historiques de l’époque.