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Exposition
REGARDS SANS LIMITES – BLICKE OHNE GRENZEN #02
LAST DAYS! Exposition jusqu'au 22 mars 2015 au DISPLAY01 - DISPLAY01
15-01-2015 / 22-03-2015


REGARDS SANS LIMITES – BLICKE OHNE GRENZEN #02

Exposition du 16 janvier au 22 mars 2015 au DISPLAY01

Bourse d’aide à la création en faveur de la jeune photographie dans la Grande Région Transfrontalière.

Stipendium zur Förderung junger Fotografie in der grenzüberschreitenden Großregion.

 

L’exposition « REGARDS SANS LIMITES – BLICKE OHNE GRENZEN #02 » s’inscrit dans le contexte d’un appel à projets lancé fin 2012 à destination des photographes âgés de 25 à 40 ans qui habitent et travaillent en Grande Région (Lorraine, Luxembourg, Rhénanie-Palatinat, Sarre et Wallonie). L’objectif de cet appel est de soutenir et d’encourager les artistes afin qu’ils mènent à bien leur projet de création et de leur procurer, en plus, une plateforme conforme pour la promotion et la diffusion de leurs œuvres. Outre la bourse que les lauréats reçoivent pour la réalisation de celles-ci, une exposition collective itinérante et un catalogue sont présentés en Grande Région. Les institutions associées accueillant l’exposition itinérante sont pour la Lorraine (FR) le CCAM - Scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy, pour le Luxembourg (LU) le CNA - Centre national de l’audiovisuel, Dudelange et pour la Sarre (DE) la Saarländisches Künstlerhaus, Sarrebruck.

 

 Delphine Gatinois  Delphine Gatinois
Pour ne pas savoir quel chemin le mal va emprunter      Les trois étages du monde (c) Delphine Gatinois

La série « Proies » de Delphine Gatinois a quelque chose d’inquiétant. Animisme, vaudou, croyance aux esprits semblent unis dans ses images. Pour ce travail, l’artiste a voyagé en Afrique, au Mali et au Burkina Faso, mais plutôt que des photographies de voyage ou de simple documentation, elle présente des mises en scène. Au lieu de représenter la réalité des lieux et des personnes qui y vivent, l’artiste s’est laissée guider par ses impressions qu’elle a ensuite retravaillées dans son oeuvre. Inspirée par des mythes, des traditions, des symboles et des rites africains, ainsi naissent des images originales, obstinées et personnelles. Elles sont animées par des créatures qui évoluent entre réalité et fiction et dont l’apparence nous semble pourtant rappeler quelque chose de bien concret. Des êtres fabuleux, des dieux, des esprits, un monde ; un rêve ?

 

Guillaume Greff  Flems Switzerland, 2013
Vaduz, Lichtenstein (DE) (c) Guillaume Greff                 Flem (CH) (c) Guillaume Greff      

 À la différence de ses collègues, Guillaume Greff choisit une approche documentariste pour son projet « Rhin ». Il a suivi ce fleuve tout au long de ses quelque 1 300 kilomètres, de sa source dans le canton des Grisons (Suisse) jusqu’à son embouchure en Mer du Nord (Pays-Bas). Il a choisi de tourner le dos au sujet et de se concentrer sur ce qui borde et entoure le Rhin : ses rives, ses villes, ses paysages. Le fleuve, qui forme et influence le paysage et les villes sur son passage, laisse ses empreintes. Guillaume Greff les flaire pour nous et les immortalise dans ses photographies. Il cherche “l’esprit” du Rhin – ses traditions et son influence sur les cultures vivant sur ses rives.

 

Mike Bourscheid
Freudscher Schnarchanalysator (c) Mike Bourscheid

Le projet primé de Mike Bourscheid s’intitule « Zwischen den Fröschen und Mäusen (Froschmäusekrieg) » [Entre les grenouilles et les souris (La Batrachomyomachia)]. Ce titre sonne tout aussi farfelu que bon nombre de ses oeuvres telles que Der Freudsche Schnarchanalysator [L’analyseur freudien du ronflement], Saxosex ou Wenn der Maler dreimal pfeift [Le peintre siffle toujours trois fois], etc. Avec humour et dérision, Mike Bourscheid met en scène de petites histoires autobiographiques. Dans des poses burlesques et avec divers déguisements, il se présente comme un propre à rien virtuose. L’artiste manie de façon implacable l’image de l’artiste réduite ici à un polichinelle, fainéant et bon à rien, en présentant dans ses oeuvres photographiques ses activités et ses expérimentations absurdes avec gravité et concentration et prend ainsi à contre-poil les “connaisseurs d’art” qui sont encore d’avis que le mot “Kunst” [art] trouve son origine dans le mot “können” [pouvoir].

 

Sylvie Guillaume  Sylvie Guillaume
De la série : Restes à venir (c) Sylvie Guillaume

Dans sa série « Restes à venir », Sylvie Guillaume ravive des souvenirs d’enfance. Elle retourne sur des lieux familiers, réemprunte des chemins de son enfance pour comparer ses souvenirs à la réalité d’aujourd’hui. « Que reste-t-il de la réalité de mes souvenirs ? » demande l’artiste qui engage cette expérience avec un recul de près de vingt ans. Une autobiographie avec une double chronologie qui comporte le souvenir et le présent. Des gens, des lieux, autrefois et aujourd’hui s’entremêlent et deviennent une nouvelle histoire, une fiction avec un regard rétrospectif. La forme de présentation choisie par Sylvie Guillaume pour sa série souligne l’aspect fragmenté de la mémoire.

 

Le jury de la bourse Regards sans Limites est heureux de présenter au grand public ces quatre projets – tous très différents, particuliers et personnels.

 

Andréa Holzherr

Présidente du jury

BIENNAL, CE DISPOSITIF EST ORGANISÉ PAR
LE CNA - CENTRE NATIONAL DE L’AUDIOVISUEL (LU),
LE SAARLÄNDISCHES KÜNSTLERHAUS SAARBRÜCKEN E.V. (DE)
ET LE CCAM - SCÈNE NATIONALE DE VANDOEUVRE (FR).
SUR UNE INITIATIVE ORIGINALE DE SURFACE SENSIBLE (FR),
EN PARTENARIAT AVEC L’ACB - SCÈNE NATIONALE DE BAR-LE-DUC (FR)
ET LE GOETHE-INSTITUT NANCY (FR).

Exposition du 16 janvier au 22 mars 2015
Vernissage : Jeudi 15 janvier à 18h30 en présences des photographes
Lieu : DISPLAY01

Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 22h00


Visites guidées et programme VISION LAB sur réservation