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Soirée Lars van Trier
Photographie
16-05-2008


le vendredi 16 mai à partir de 18h30 au CinéStarlight à Dudelange
dans le cadre de l’exposition
American Pictures 1979-1975 de Jacob Holdt à la salle d'exposition Display01 du Centre national de l’audiovisuel.

18h30 : Dogville (2003)
21h30 : Manderlay (2005)


© Zentropa Entertainments

Avec Dogville, Lars von Trier entame une nouvelle trilogie consacrée aux Etats-Unis, ainsi qu’une nouvelle mise en scène : décor unique, marquage à la craie et caméra portée. Alors que Dogville a été inspiré par Bertoldt Brecht, l’action de Manderlay, la deuxième partie de la trilogie a, selon Lars von Trier, été influencé par le travail photographique American Pictures de Jacob Holdt (quelques photographies de Jacob Holdt apparaissent déjà à la fin de Dogville).
Lors de la conférence de presse cannoise donnée après la projection de Manderlay, Lars von Trier expliquait pourquoi il avait souhaité consacrer une trilogie à l’Amérique : « L'Amérique est un sujet qui m'intéresse, car les Etats-Unis occupent une très grande place dans ma vie, comme dans celle de chacun d'entre nous. Je considère que l'Amérique occupe environ 60% de mon esprit. Je suis de fait concerné par tout ce qui touche ce pays, et pourtant je ne peux pas voter là-bas si je veux changer les choses. C'est pour cette raison que je fais des films sur l'Amérique. »

Jacob Holdt dans l’univers de Lars von Trier
Durant les années 70, Holdt s’intéresse à la population Noire des ghettos américains, la pauvreté et la misère - soit l’envers du décor - d’un pays qu’on associe avant tout à l’American Dream. Il opère avec des théories sur la rémission et le racisme intérieur et affirme qu’un ghetto de Noirs peut uniquement être libéré par une intervention venant de l’extérieur. La libération par les Noirs eux-mêmes ne peut exister ou fonctionner. Von Trier avoue qu’il ne sait pas si ce point de vue est vrai, mais cette théorie l’a inspiré lors de la rédaction de son scénario. Il avait invité Holdt pour qu’il fasse une conférence contre le racisme aux acteurs du film tout en pensant qu’après ils se jetteraient tous au cou l’un de l’autre. Mais rien de tel n’est arrivé. Au contraire : les Blancs aimaient ce que disaient Holdt et les Noirs le rejetaient. On ne peut pas espérer une réaction positive auprès des Noirs en leur disant qu’ils dépendent de la libération par les Blancs.


© Jacob Holdt

Heures d’ouverture du Display01 : du mardi au dimanche de 10h00 à 20h00