HINZERT
|
|
|
documentaire - court métrage
|
|
Réalisation |
Alphonse WIRION
1946 |
|
Infos techniques |
Luxembourg
16mm (1.37)
10 min. – 125 m
18 images/seconde
version sonorisée (musique): CNA
Musique: Francesco T. Schlimé
|
|
|
|
 |
Les extraits |
 |
 |
|
|
|
 |
Synopsis |
 |
 |
 |
Le 9 mars 1946 sont rapatriés au Luxembourg les corps de Luxembourgeois morts au « SS-Sonderlager Hinzert » pendant la guerre. Le ciné-amateur Alphonse Wirion a accompagné à Hinzert le convoi chargé du rapatriement. Il a longuement filmé le camp (où ce qu’il en restait), puis les fouilles dans les bois autour du camp, l’exhumation des ossements et les corps qui ont été alignés dans une baraque vide. Le cinéaste suit ensuite les camions de l’Armée qui ramènent au Luxembourg les dépouilles mortelles. |
 |
 |
|
 |
En savoir
|
|
|
|
|
Commentaires
Il existe trois films sur le rapatriement des Luxembourgeois morts à Hinzert. Ons doudeg Helden kommen heem a été tourné par Pierre Bertogne qui n’est pas allé à Hinzert mais a uniquement filmé les cérémonies à Luxembourg-Ville. Deuil national a été réalisé par l’Office du Film scolaire et contient quelques images du camp. Le film Hinzert du ciné-amateur Alphonse Wirion est cependant le seul à montrer l'exhumation des corps. Il peut donc être considéré comme le plus intéressant des trois documents et à ce titre a été choisi parmi ceux-ci pour être intégré à la filmographie.
Le camp de Hinzert (à une trentaine de kilomètres au sud-est de Trèves) fut d'abord constitué de baraques dans lesquelles habitaient dès 1938 les ouvriers travaillant au réseau d'autoroutes et au ‘Westwall’. Ce camp brûla le 16 août 1939 et fut remplacé par un nouveau camp qui servait comme camp d’éducation pour les ouvriers s’étant faits remarquer pour insubordination. Après l'invasion des pays du Benelux et de la France, Hinzert fut intégré dans l’administration des camps de concentration. Les prisonniers étaient toujours des ouvriers récalcitrants, mais à partir de 1941, des prisonniers politiques vinrent les rejoindre.
En règle générale, pour de nombreux prisonniers, Hinzert était la première étape avant d’être expédiés vers d’autres camps comme p.ex. Natzweiler, Dachau, Buchenwald. Peu de prisonniers étaient libérés de Hinzert. Les prisonniers venaient surtout du Luxembourg, de France, de Belgique, de Pologne, des Pays-Bas. Plus de 70 prisonniers de guerre soviétiques y furent assassinés, de même que quelques juifs et tziganes. Des travailleurs forcés occupés dans la région furent envoyés à Hinzert en guise de punition pour des actes d’insubordination. De nombreux prisonniers de Hinzert furent à leur tour envoyés dans des usines afin d’y travailler comme esclaves.
Entre 1600 et 1800 Luxembourgeois sont passés par Hinzert. 82 y sont morts, dont 20 fusillés en septembre 1942 à la suite de la grève et 23 le 25 février 1944 comme chefs de la Résistance luxembourgeoise. Les nazis abandonnèrent le camp le 3 mars 1945, emmenant les prisonniers vers l’intérieur de l’Allemagne.
Au début de 1946, les Luxembourgeois enterrés aux alentours du camp furent exhumés et rapatriés. Ensemble avec d’autres victimes, ils furent enterrés à Luxembourg le 10 mars 1946. Toutes les autres victimes de Hinzert sont enterrées dans un petit cimetière amenagé sur place. Depuis 1986, un mémorial dû au sculpteur luxembourgeois Lucien Wercollier, qui fut parmi les prisonniers, rend hommage aux victimes du camp.
Informations générales
contact: Centre national de l'audiovisuel

Synopsis complet
Le 9 mars 1946 sont rapatriés au Luxembourg les corps de Luxembourgeois morts au « SS-Sonderlager Hinzert » pendant la guerre. Le ciné-amateur Alphonse Wirion a accompagné à Hinzert le convoi chargé du rapatriement. Il a longuement filmé le camp (où ce qu’il en restait), puis les fouilles dans les bois autour du camp, l’exhumation des ossements et les corps qui ont été alignés dans une baraque vide. Le cinéaste suit ensuite les camions de l’Armée qui ramènent au Luxembourg les dépouilles mortelles. L’armée française rend les honneurs à la traversée de Hermeskeil. A Wasserbillig, la foule attend les convois. Certains portent l’uniforme rayé des camps de concentration. Tout le long du chemin au Grand-Duché, la foule s’amasse au bord de la route. A Luxembourg-Ville, le convoi est reçu par les personnalités luxembourgeoises à la Place d’Armes où a été installée une chapelle ardente. Les corps sont inhumés au cimetière de Notre-Dame lors d’une cérémonie officielle.
|
|
 |