GORDIAN TROELLER REVISITED - ERYTHREE
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documentaire - court métrage
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Réalisation |
Anne SCHILTZ
2007
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Infos techniques |
Luxembourg
couleurs
33 min.
version originale: tigrinya, anglais
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Les extraits |
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Synopsis |
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Entre 1976 et 1992, le journaliste et documentariste Gordian Troeller s’était rendu plusieurs fois en Erythrée, en pleine guerre de libération contre l’Ethiopie. Libérée en 1993, l’Erythrée connut un nouveau conflit avec son ancien occupant. Depuis, sa frontière avec l’Ethiopie est contrôlée par l’ONU. Cependant, les pertes humaines et la crainte d’un nouveau conflit empêchent en grande partie un développement de la société érythréenne. Même si en ville et à la campagne, des voix se font entendre. |
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L'équipe du film |
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Productrice: Anne SCHROEDER - Directeur de la photographie: Jean-Louis SONGZONI - Ingénieur du son: François BREY - Monteur: Amine JABER -Monteuse son: Pia DUMONT - Mixeur: Michel SCHILLINGS
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Commentaires
Ce film fait partie de la trilogie Gordian Troeller Revisited, comportant comme autres volets l'Iran et le Brésil. A la base était l'idée de retourner dans trois des pays régulièrement visités dans les années 60 à 80 par le documentariste luxembourgeois Gordian Troeller. Grand reporter, photographe puis cinéaste, Troeller a parcouru le monde en produisant des documentaires, notamment pour la télévision allemande où ils étaient présentés en prime time. Dès les années 70, il a montré les effets pervers de la mondialisation et du néo-colonialisme. Il a suivi les révolutions d'Iran et d'Erythrée et réalisé trois séries intitulées "Au nom du progrès", "Femmes du monde" et "Enfants du monde".
Extraits de presseD'Lëtzebuerger Land, 4 janvier 2008
Informations générales
Première : Cinémathèque de Luxembourg, 6 décembre 2007
Contact: Samsa Film

Synopsis complet
Dans un village d’Erythrée, des enfants s’amusent tandis qu’à la capitale Asmara, les gens travaillent derrière des ordinateurs dans des bureaux et les terrasses des cafés sont bondées. Les noms des rues marquent les anciennes présences coloniales italiennes et anglaises, et les chemins portent les stigmates des guerres avec le voisin éthiopien.
Les images d’archives et le commentaire de Gordian Troeller nous expliquent l’origine de la guerre contre l’Ethiopie en 1961 et la création d’un mouvement marxiste de soulèvement en 1974, le Front Populaire.
L’Erythrée se libère du joug éthiopien en 1993 et devient le plus jeune Etat d’Afrique, mais une nouvelle guerre éclate entre 1998 et 2000 concernant le tracé de la frontière, aujourd’hui contrôlée par l’ONU. Une femme âgée parle de l’impossibilité de maintenir ces frontières.
Aron, un vieil homme, père de « substitution » dans une famille d’accueil d’enfants victimes de la guerre, raconte l’impossibilité de cultiver en paix les terres, et que, de fait, le progrès souffre à cause de ce conflit larvé. D’autant plus que le régime est devenu de plus en plus rigide en conséquence du conflit frontalier et que la constitution, ratifiée en 1997, n’est toujours pas appliquée.
Le pays mise sur l’autosuffisance et l’industrie légère. Par exemple, on recycle et on fabrique dans de petits ateliers à partir de métal usé venu d’ailleurs, comme le faisait auparavant le Front Populaire pour fabriquer ses propres armes.
La situation des enfants est également dramatique. Près de 280.000 enfants sont restés sans parents très longtemps et ont donc été privés d’éducation. Si la plupart ont été remis à leurs parents, les autres vivent dans des familles d’accueil. Aron et son épouse explique leurs responsabilités face à des enfants aux caractères difficiles.
Du temps actif du Front Populaire, les hommes assuraient les mêmes tâches que les femmes, et les femmes étaient en première ligne au front, avec les hommes. Cette avancée sociale a été mise à mal par les années d’occupation. Et aujourd’hui, il s’agit de promouvoir les droits des femmes, même si les coutumes, dont l’excision, subsiste. La promotion se fait notamment par le biais de l’Union des Femmes Erythréennes. Ce regroupement permet aux femmes d’apprendre un métier qui les valorise aux yeux des hommes et de la société.
Des images d’une femme qui danse aujourd’hui se mêlent aux images de Troeller. Cet espoir semble terni par le spectre d’un conflit futur, symbolisé par la réintroduction du service militaire en 1991, pour lequel le droit à l’objection de conscience n’existe pas. En attendant, Aron essaye d’apporter du réconfort à ses enfants.
L'équipe du film
Productrice: Anne SCHROEDER - Directeur de la photographie: Jean-Louis SONGZONI - Ingénieur du son: François BREY - Monteur: Amine JABER -Monteuse son: Pia DUMONT - Bruiteur: Olivier THYS - Mixeur: Michel SCHILLINGS - Directeurs de production: Michelle MULLER, Jean-Luc ZEHNTER - Assistant de production: Paul SCHUMACHER - Support technique: Paul MAAS - Archives: Jonny CHEN - Allstar Media International, Viviane THILL - Centre national de l’audiovisuel - Directeur financier: Christian KMIOTEK - Administratrice de production: Aurore SCHNEIDESCH - Assistante producteurs: Lélia DI LUCA - Secrétaire: Audrey BALTER - Comptable: Patrice FIORINA - Comptable de production: Joana PEGO - Auditeur: Carlo REDING
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Production |
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